La bête de l’Apocalypse : la synarchie (5c).

Voici (enfin) le dernier article de ma série sur les bêtes de l’Apocalypse. Egalement le troisième sur la synarchie. J’aborderais son aspect mondial à travers les institutions internationales comme l’ONU (I) ou l’Union européenne (II).

I. Le gouvernement mondiale et la synarchie.

L’ONU et son ancêtre la SDN sont une manifestation typique de l’idée maçonnique et de la synarchie (A). Elles vont favoriser la décolonisation (B).

A. L’ONU.

L’Organisation des Nations-Unies reprend à son compte l’idée synarchiste exprimée par Saint-d’Yves d’Alveyre sur le roi du monde (1) et de la destruction des frontières (2).

1. Le roi du monde dans l’oeuvre de Saint-Yves d’Alveyre (1886).

René Guénon va publier en 1927 le livre “le roi du monde“. Selon lui, un mystérieux “roi du monde” dirigerait les affaires spirituelles de l’humanité depuis une puissante cité souterraine : l’Agartha. Il serait le gardien de la tradition primordiale à l’origine de toutes les religions du monde. Le livre et son auteur jouissent encore d’un prestige extraordinaire à notre époque.

René Guénon avait repris l’idée d’un livre “Bêtes, hommes et Dieux” (1923) de Ferdynand Ossendowski. Il critique l’ouvrage et accuse son auteur de plagiat.

En effet, le premier à avoir parlé de “roi du monde” fut Saint-Yves d’Alveyre, dès 1886 dans sa “Mission de l’Inde en Europe et l’Europe en Asie“. Donc lorsqu’on parle de “roi du monde” ou “d’Agartha“, il faudrait évoquer Saint-Yves d’Alveyre au côté de René Guénon.

Le “roi du monde” ainsi que l’ensemble de l’œuvre de Saint-yves ont profondément influencée nos élites dirigeantes. Elles n’en parlent jamais, mais y pensent toujours. Elles en font des allusions incessantes, des clins d’œil sournois, des références cachés. Bref, Saint-Yves est un des maîtres à penser de l’oligarchie. Il faut donc s’y intéresser avec beaucoup d’intérêt, car c’est une grille de lecture majeure.

L’Agartha est conçu comme la plus ancienne université de la Terre et la source unique de l’ensemble des traditions.

C’est dans la plus ancienne Université de la Terre que réside l’Autorité garante et de la plus antique Tradition, et de tout ce que j’ai dit ailleurs de la constitution intellectuelle et sociale du cycle de l’Agneau et du Bélier.” (Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 17).

L’Agartha est caché aux yeux du monde pour éviter que son savoir ne tombe entre de mauvaises mains. Il en sera ainsi tant que la Synarchie ne dominera pas l’ensemble du monde.

Et si l’on me demande pourquoi, sans pitié pour les gigantesques efforts d’une grande partie de notre race, les Pontifes de la Paradésa ont dérobé aux regards de l’Humanité leur Université religieuse, je répondrai :

Ils ont raison de le faire, parce que leurs sciences formidables auraient, comme les nôtres, armés contre l’Humanité le Mal, l’Anti-Dieu, l’Anti-Christ, le Gouvernement général de l’Anarchie.

Oui, ils ont eu raison, tant que les conditions de la Synarchie universelle n’étaient points suffisamment renouvelées sur la face entière du Globe, grâce à l’initiative des Abramides, de Moïse et de Jésus.” (Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 22).

La dissimulation de l’Agartha permet d’éviter que la science qui s’y cache ne tombe entre de mauvaises mains.

Le nom mystique actuel de ce temple lui fut donné à partir du schisme d’Irshou, il y a près de cinquante et un siècles.

Ce nom, l’Agartha, insaisissable à la violence, inaccessible à l’anarchie.

Cet hiérogramme seul donnerait la clef de la réponse de la Synarchie trinitaire de l’Agneau et du Bélier au triomphe du Gouvernement général de la force brutale, qu’elle s’appelle conquête militaire, tyrannie politique, intolérance sectaire ou rapacité coloniale.

Où est l’Agartha ? Dans quel lieu précis réside-t-elle ? Par quelle route, à travers quels peuples faut-il marcher pour y pénétrer ?

A cette question, que ne manqueront pas de se poser les diplomates et les gens de guerre, il ne me convient pas de répondre plus que je vais le faire, tant que l’entente synarchique n’est pas faite ou tout au moins signée.

Mais, comme je sais que dans leurs compétitions mutuelles à travers toute l’Asie, certaines puissances frôlent, sans s’en douter, ce territoire sacré, comme je sais, qu’au moment d’un conflit possible, leurs armées devraient forcément soit y passer, soit le côtoyer, c’est par l’humanité pour ces peuples européens comme pour l’Agartha elle-même, que je ne crains pas de poursuivre la divulgation que j’ai commencée.(Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 26-27).

Personne ne sait où se trouve l’Agartha, ni comment s’y rendre. Le titre du livre de Saint-Yves, “Mission de l’Inde” et le vocabulaire utilisé laisse penser qu’elle pourrait se situer en Inde. Le mythe de l’Agartha reprend celui plus ancien de l’Hyperborée dont la situation géographique est bien connue. L’hyperborée, se situait sur le pôle Nord. Une carte du XVIe siècle de Gérard Mercator dessine le continent de l’hyperborée. L’hyperborée est mentionnée dès le VIIIe siècle avant Jésus-Christ chez Hésiode. Guénon comme Saint-Yves d’Alveyre reprennent le mythe pour le déplacer en Inde.

Le continent hyperboréen sur une carte de Gérard Mercator datant de 1595.

Puisque nous parlons dans ce chapitre de l’ONU, je voulais vous faire remarquer quelque chose dont personne ne parle jamais.

Regardons le logo de l’Organisation des Nations-Unies.

La carte du monde est représentée avec comme point central, le pôle Nord. Le lieu où est supposé se trouver l’hyperborée. Etonnant. Ils auraient pu choisir le pôle Sud, l’océan Atlantique ou l’océan Pacifique… non, non, ils ont pris le pôle Nord.

Vous me direz, l’hyperborée n’est pas l’Agartha. Certes. Agartha, Hyperborée, c’est l’idée d’un centre spirituel et politique qui dirigerait le monde. Exactement le rôle que se donne l’ONU. En plus derrière l’hyperborée nous trouvons la pensée politique du nazisme qui considérerait l’hyperborée comme la terre d’origine des peuples aryens, des indo-européens. D’ailleurs, la croix gammée est souvent associée à l’idée d’un continent centrale de l’humanité comme le montre un bol mésopotamien.

Vase, fin de la période de Samarra, v. 6200-5700 av. J.-C., Musée de Pergame.

Le roi du monde est symbolisé par la svastika. Pour être exacte, la svastika représente l’action du roi du monde sur la terre. L’Agartha ou l’Hyperborée représente le point fixe de l’univers, c’est le centre de la croix gammée. Depuis ce point fixe, le roi donne le mouvement au reste du monde, ce sont les quatre bras coudés de la svastika.

Pour Saint-Yves le roi du monde dirigerait l’Agartha selon les principes de la synarchie. Il est question d’un triangle qui dirigerait l’Agartha.

Il n’y a au-dessus d’eux que le triangle formé par le Souverain Pontife, le “Brâhatmah”, “support des âmes dans l’Esprit de Dieu”, et par ses deux assesseurs le Mahatma, “représentant l’âme universelle”, et le Mâhânga, “symbole de toute l’organisation matérielle du Cosmos.(Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 42).

Nous avons donc :

  • Le Brâhatmah (le souverain pontife) : support des âmes dans l’Esprit de Dieu.
  • Le Mahatma : représentant l’âme universelle.
  • Le Mâhânga : symbole de toute l’organisation matérielle du Cosmos.

Le souverain pontife dirige l’Agartha et il est assisté de deux personnes, l’une pour le monde spirituel et l’autre pour le monde matériel. Nous retrouvons la division traditionnel déjà présente dans l’Ancien testament et repris uniquement dans le catholicisme du glaive temporel et du glaive spirituel.

C’est là que la hiérarchie centrale des Cardinaux et des Archis, rangée en hémicycle devant le Souverain Pontife, apparaît irisé comme une vue d’outre-Terre, confondant les formes et les apparences des rayonnements célestes toute distinction visible de race dans une même chromatique de lumière et de son , où les notions connues de la perspective et de l’acoustique se trouvent singulièrement distancées.(Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 43).

A partir de cette trinité, Saint-Yves va décrire une organisation politique en cercles concentriques de plus en plus éloignée.

Seul, le Souverain Pontife de l’Agartha avec ses principaux assesseurs, dont je parlerai, rassemble tout entier dans sa totale connaissance, dans sa suprême initiation, le catalogue sacré de cette bibliothèque planétaire.

Seul, il possède dans son intégralité la clef cyclique indispensable, non seulement pour ouvrir chacun des rayons, mais pour savoir exactement ce qui s’y trouve, passer de l’un à l’autre, et surtout en sortir.(Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 37).

Seul le roi du monde et ses deux assesseurs ont accès à la totalité de la connaissance qui se situe dans une immense bibliothèque. Seul le Souverain Pontife connaît les cycles de l’histoire du monde dans leurs totalités.

Le cercle le plus élevé et le plus rapproché du centre mystérieux se compose de douze membres.

Ces derniers représentent l’Initiation suprême, et correspondent, entre autres choses, à la Zone zodiacale.

Dans la célébration de leurs Mystères magiques, ils portent les hiéroglyphes des signes du Zodiaque, qu’on retrouve dans toute l’ornementation des temples et des objets sacrés.

Chacun de ces bagwandas ou gourous suprêmes, “gûrû, maître”, porte sept noms, hiérogrammes ou mentrams, de sept Pouvoirs célestes, terrestres et infernaux.(Saint-Yves d’Alveyre, Mission de l’Inde, p. 34).

Un cercle le plus proche du centre correspond aux douze conseillers comme les douze signes du zodiaque.

Revenons à nos moutons, c’est-à-dire à l’Organisation des Nations-Unies. Le logo de l’ONU se compose de trente-trois secteurs. Le secteur central, celui de l’Agartha ou de l’hyperborée, étant le trente-troisième. C’est un chiffre typiquement maçonnique puisqu’il correspond aux nombres de degrés d’une loge.

L'ONU

Dans la description de l’Agartha, qu’en fait Saint-Yves, elle est divisée en plusieurs cercles concentriques qui s’éloignent du centre, comme le logo de l’ONU. C’est l’expression d’une organisation synarchique. Imaginons une pyramide à huit faces et quatre niveaux. Une pyramide vue de haut.

Si le logo de l’ONU centre le monde sur l’hyperborée, c’est aussi là que l’ONU prépare une sorte d’arche de Noé pour la fin du monde. Nous les catholiques, nous croyons en la fin des temps et au retour du Christ. Les mondialistes adeptes de la synarchie eux aussi. Il se prépare depuis plusieurs décennies à la fin du monde. En revanche, ils n’attendent pas le retour du Christ, mais l’arrivée de l’Antéchrist.

Je parle du “Svalbard Global Seed Vault“.

Svalbard quoi… !!!

Il débloque Chaulveron.

Certains d’entre mes lecteurs entendent pour la première fois parler de ce projet de l’ONU.

Svalbard est une île norvégienne de l’Antarctique. Il fait -18° en hiver et 4° en juillet-août. Une vraie glacière. Svabald veut dire “côte froide” en norvégien. On comprend pourquoi !!!

L'Arche de Noé végétale sera enfouie dans les glaciers des îles de Svalbard (Crédits : IPEV)

L’île fit l’objet d’un intense combat entre l’armée norvégienne et les troupes du troisième Reich durant la Deuxième Guerre mondiale (entre le 30 avril et le 14 mai 1942). C’est l’opération Fritham. Puis, il y eut l’opération Gearbox (entre le 30 juin et le 17 septembre 1942). Pour un endroit aussi éloigné et froid, cela ne peut que nous étonner. Pourquoi, alliés comme puissances de l’Axe, cherchaient-elles à prendre le contrôle de ce territoire ?

Image dans Infobox.
Entrée du Svalbard Global Seed Vault.

A Svalbard, on entrepose toutes les semences paysannes du monde. Le projet dispose de plusieurs surnoms en lien avec la Bible et la fin des temps : “Arche de Noé végétale“, “Jardin d’Eden glacé” ou “Coffre-fort du jugemen dernier“. Il fut inauguré en 2008 juste après la crise économique. Il est géré par un trust tripartite composé de l’Etat Norvégien, de la “Nordic Gene Bank” et d’un groupement d’associations et d’entreprises privé connu pour leur “philantropie” (LOL) : la Fondation Bill et Mélinda Gates” (toujours dans les bons coups), la Fondation Rockefeller, la Syngenta AG, la Dupont/Pioneer, Monsanto, et la Fédération Internationale des Semences. Que du beau monde. Cela a de quoi nous rassurer sur l’avenir du monde. Nous sommes en de bonnes mains.

J’en parle ici, car c’est surtout le lieu qui fait le lien avec mes propos sur la synarchie. Ils n’ont pas choisi le désert australien, une île du Pacifique ou la terre de feu au Chili ou en Argentine, mais l’hyperborée.

C’est également une grande thématique de la littérature de Science Fiction ou Fantastique. Je pense par exemple, au chef d’œuvre d’H. P. Lovefract, “les montages hallucinés” qui décrit l’expédition d’un scientifique de l’université de Miskatonic, en Antarctique, à la recherche d’un terrifiant secret.

Cela ne s’arrête pas là. Le 11 septembre 2021, devant le siège de l’ONU à New York, une étrange statue a été inauguré.

La Bête est présentée à la porte de l'ONU. – Le blog de Liliane Held-Khawam

Un lion la gueule ouvert et des ailes d’aigle. Cela ne vous rappelle rien… oui la bête de la mer :

Puis je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème. La bête que je vis ressemblait à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité.” (Apocalypse, XIII : 1-2).

Une bête qui ressemble à un léopard avec des pattes d’ours et une gueule de lion. Il manque les ailes d’aigle. Il faut lire le prophète Daniel. Dans le chapitre VII, il y a quatre bêtes qui montent de la mer (référence à la bête de la mer) : un lion (première bête), un ours (deuxième bête), un aigle (troisième bête) et une bête terrible et effrayante (la quatrième bête).

Après cela je regardais dans les visions de la nuit, et voici une quatrième bête, terrible, effrayante et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer ; elle dévorait et brisait, et le reste elle le foulait aux pieds ; elle était différente de toutes les bêtes qui l’avaient précédée, et elle avait dix cornes. Je considérais les cornes, et voici qu’une autre corne, petite, s’éleva au milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées par elle ; et voici que cette corne avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui disait de grandes choses.” (Daniel, VII : 7-8).

La bête féroce n’est pas décrite comme dans l’Apocalypse, mais on devine sa nature synthétique des trois animaux précédents.

Une gueule de lion (premier animal).

Des pattes d’ours (deuxième animal).

Ailes d’aigle (troisième animal).

Une bête féroce appelée le « Gardien de la paix et de la sécurité  internationales » a été installée sur la place des visiteurs des Nations  Unies – Guy Boulianne : auteur,

La statue a été baptisée, sans rigoler, “le gardien de la paix et de la sécurité internationales”.

Ces grandes bêtes, qui sont quatre, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre ;
(…) Alors je voulus avoir une certitude sur la quatrième bête qui était différente de toutes les autres, extrêmement terrible, dont les dents étaient de fer et les griffes d’airain, qui mangeait, brisait et foulait aux pieds ce qui restait ; et sur les dix cornes qui étaient sur sa tête, et sur l’autre corne qui s’était élevée et devant laquelle trois étaient tombées, cette corne qui avait des yeux et une bouche proférant de grandes choses, et qui paraissait plus grande que ses compagnes. Je regardai, et cette corne faisait la guerre aux Saints et l’emportait sur eux,

(…)

Il me parla ainsi : “La quatrième bête, c’est un quatrième royaume qui sera sur la terre, différent de tous les royaumes, et qui dévorera toute la terre, la foulera et la réduira en poudre. Les dix cornes signifient que de ce royaume se lèveront dix rois ; un autre se lèvera après eux, qui différera des précédents, et il abattra trois rois. Il proférera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les Saints du Très-Haut, et formera le dessein de changer les temps et la loi, et les Saints seront livrés en sa main jusqu’à un temps, des temps et une moitié de temps.” (Daniel, VII : 17 ; 19-21 ; 23-25).

A la fin du Pacte synarchique, se trouve une proposition de réforme de la Société Des Nations (SDN). La SDN était l’ancêtre de l’ONU. La nouvelle SDN a pour objectif la paix universelle, comme le nom de la statue de New York.

Pour la SDN rénovée et universalisée en mode

589 : La recherche et l’établissement de la paix universelle reste la plus haute fin politique des Etats.

590 . Pour cette fin humaniste, le mouvement synarchiste d’Empire veut la réforme profonde de la Société des Nations,

– préalablement soustraite à toute hégémonie de grande puissance et de coalition de puissances,

– et fondée sur la réalité politique concrète du monde actuel tout en s’illuminant du plus haut idéal de paix humaniste, de paix réelle.

591 – Pour être effective, cette réforme doit être inspirée du principe synarchique de constitution ontologique et de représentation par Ordre pour aboutir :

– à un Ordre social-économique de tous les Peuples,

– à un Ordre politique de tous les Etats,

– à un Ordre culturel de toutes les Nations,

– à un Ordre fédéral de tous les Empires,

– au sein d’une réelle Société Universelle des Nations,

– dont la loi soit basée justement sur les profondes réalités de la vie culturelle du monde.,

– et non sur les intérêts politiques par nature agressifs.

Arrêtons-nous là pour faire le point avant de reprendre la lecture des autres propositions du Pacte synarchique.

La réforme de la SDN propose d’instaurer trois “ordres” : l’ordre socio-économique, l’ordre politique et l’ordre culturel. C’est conforme à l’organisation trinitaire de la synarchie de Saint-Yves d’Alveyre. Je vous renvoi à la lecture de mes deux précédents articles sur le sujet.

Or, que savons-nous ? A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la SDN a justement été réformée. C’est de là qu’est née l’ONU. Or, l’ONU est l’exact application du Pacte synarchiste.

Nous retrouvons les trois ordres :

  • Ordre socio-économique : le conseil économique et social de l’ONU, banque mondiale et Fonds Monétaire Internationale (FMI).
  • Ordre politique : Conseil de sécurité et Assemblée générale de l’ONU.
  • Ordre culturel : UNESCO.

Les cinq fédérations lmpériales du monde actuel, déjà formées ou en formation, comme base d’une
Société Universelle des Nations.

592 : Cette structure la synarchie pyramidale implique la complète formation des cinq grandes fédérations impériales (ou Sociétés mineures de Nations) déjà constituées ou en voie de constitution dans le monde moderne :

la Société mineure des Nations britanniques,

la Société mineure des Nations pan-américaines,

la Société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’URSS,

la Société mineure des Nations pan-eurafricaines,

– et la Société mineure des Nations pan-asiatiques.

593 : L’affermissement systématique de cette quintuple base impériale, définie sous nos yeux par un processus historique évident, pourra seule permettre :

– une réelle encore que relative stabilisation des forces politiques en présence dans le monde,

– la limitation des expansions violentes des impérialismes,

la clarification, préalable à toute question d’ordre général, des problèmes intéressant la Société Universelle des Nations,

enfin un rappel juridique plus efficace du respect mutuel des Peuples et du pacte de paix des Etats, alors librement conclu.

594 : La position réaliste du Mouvement synarchiste d’Empire nous interdit de rêver à l’établissement de la paix internationale avant que ces divers regroupements de peuples soient effectués,

595 : Alors seulement chacun de ces cinq empires fédéraux ayant trouvé un suffisant équilibre intérieur, pourra orienter ses forces dans un sens pacifique constructif.

La Société Des Nations réformée devra se composer de cinq fédérations Impériales qu’elle appelle des “Sociétés mineures” :

  • La Société mineure des Nations britanniques.
  • La société mineure des Nations pan-américaines.
  • La société mineure des Nations pan-eurasiennes de l’URSS.
  • La société mineure des Nations pan-eurafricaines.
  • La société mineure Nations pan-asiatiques.

C’est l’aspect le plus important du Pacte synarchique d’Empire. Derrière chaque “Société mineure” il y a un grand pays :

  • La Société mineure des Nations britanniques : Grand-Bretagne.
  • La société mineure des Nations pan-américaines : USA.
  • La société mineure des Nations pan-eurasiennes : URSS.
  • La société mineure des Nations pan-eurafricaines : France.
  • La société mineure Nations pan-asiatiques Chine.

Derrière chacun de ses pays, il y a un empire colonial qui domine une région géographique. Chacun de ses pays aura un rôle à jouer dans la future organisation du monde.

La Société des Nations avait été crée au lendemain de la Première Guerre mondiale par le traité de Versailles de 1919. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, on instaura l’ONU pour remplacer la SDN.

La SDN, comme l’ONU disposait d’un Conseil de sécurité avec cinq pays permanent.

Les cinq membres permanents de la SDN étaient la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, le Japon et les USA. Le refus du congrès américain de validé le traité de Versailles fit que les Etats-Unis furent remplacé par l’Allemagne.

Le conseil de sécurité de l’ONU reprend l’idée de cinq membres permanents avec un droit de veto. Comme par hasard, les membres permanents correspondent aux cinq “sociétés mineures” du Pacte synarchique d’Empire.

Bien comprendre que derrière chaque membre permanent du Conseil de Sécurité se trouve une puissance régionale et son empire colonial. C’est le projet derrière la synarchie. Vous ne l’entendez nul part, ni dans les médias mean-stream, ni dans les médias de la dissidence. C’est la seule clef qui permet de comprendre pourquoi la France a été choisie parmi les cinq membres permanents à la fin de la guerre. C’est son empire colonial africain qui lui a donné sa place.

2. La destruction des frontières.

Plusieurs propositions dans le pacte synarchiste évoque la suppression des frontières. Attention, je parle bien de la suppression des frontières, mais pas des Nations. Notez bien la subtilité. On garde les Nations, mais on fait disparaître les frontières.

Voici un florilège de propositions :

551 : Tout effort impérial doit s’accompagner de la plus large ouverture à la collaboration des pays étrangers à l’Empire.

552 : Cette large collaboration doit notamment être proposée en toute loyauté aux pays civilisés qui peuvent se trouver à l’étroit dans leurs frontières.

553 : toute restriction ou encerclement d’ordre économique, démographique ou politique imposé à un pays quelconque est non seulement une cause de guerre, mais encore un élément de caractère anarchique dans l’ordre universel.

554 : Toutefois, aucune collaboration étrangère ne peut s’établir dans les pays ressortissants de l’Etat français (colonies, protectorats, pays sous mandat ou aillés fédéraux) que sous-condition d’humanisme synarchique.

555 Cette collaboration étrangère ne peut en aucun cas tolérer une manifestation quelconque de préjugé raciste ou d’impérialisme politique.

565 : Le caractère pacifiste primordial du principe fédératif synarchiste tend,

non à déplacer des frontières extérieures ou des limites intérieures,

(ce qui n’a jamais jusqu’ici abouti pratiquement à instaurer la paix),

mais à rendre les unes et les autres aussi perméables que possible à la vie et aux courants extérieurs et intérieurs,

– suivant les réalités contingentes,

– mais pour le bénéfice pacifique du plus grand nombre sinon de l’humanité entière appelée à collaborer à l’œuvre de civilisation de l’Empire.

Je rappel que le Pacte synarchique a été rédigé en 1922 et publié pour la première fois en 1946. Ces propositions sont d’une incroyable modernité. Les Etats n’ont pas été dissous, mais les frontières, oui. Pour l’Europe, il reste la France, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne. En revanche, il n’y a plus de frontières, les pays sont ouverts à tous les vents migratoires extérieures ou même intérieurs (proposition 565). Sur ce point et comme dans beaucoup d’autre, le projet synarchique a appliqué méticuleusement son programme.

La proposition 555 invoque même l’utilisation de l’accusation de racisme pour faire taire les protestations légitimes des populations locales face aux vagues migratoires. SOS raciste comme la LICRA ont fait bon usage de cette arme de guerre contre les peuples afin de favoriser le projet synarchiste et sa “Pan-eurafrique” dont nous allons désormais évoquer le sujet.

Pour l’Europe, les frontières ont disparu en 1995 avec la création de l’espace Schengen qui permet la libre circulation des personnes à l’intérieur de cet espace sans contrôle, ni passeport. Le projet d’espace Schengen sera intégré dans le traité de l’Union européenne en 1997 à Amsterdam. C’est l’article 3, paragraphe 2 :

2. L’Union offre à ses citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, au sein duquel est assurée la libre circulation des personnes, en liaison avec des mesures appropriées en matière de contrôle des frontières extérieures, d’asile, d’immigration ainsi que de prévention de la criminalité et de lutte contre ce phénomène.

Image illustrative de l’article Espace Schengen
Pays membres de l’espace Schengen.

Notons que le Royaume-Uni ne fait pas partie de l’espace Schengen. Pourtant, l’Angleterre se trouve bien parti du continent européen. Cela est logique dans le cadre du pacte synarchique, puisque le Royaume-Uni dispose de son propre empire colonial, le Commonwealth. Le projet “Eurafrique” ne concerne que l’empire colonial français et par extension l’Europe continentale. Il n’y a jamais de hasard dans les projets mondialistes. Ils sont tout interconnectés et cohérents entre eux.

B. La Pan-eurafrique.

Pour la France et surtout l’Europe, il y a le projet “Pan-eurafrique” (1) qui s’inscrit dans le cadre d’une décolonisation de l’Afrique (2).

1. L’union de l’Europe et de l’Afrique.

La “pan-eurafrique” est traité de la proposition 586 à 588. C’est l’un des passages les plus intéressant du Pacte synarchique, car il est le plus lourd de sens pour notre avenir.

586 : L’Empire synarchique français est d’ores et déjà voulu par nous comme le promoteur de la Pan-Eurafrique,

la future union fédérative des peuples, des états et des nations libérées de l’Europe et de l’Afrique.

587 : La Pan-Eurafrique est dans la logique des choses et s’impose du fait même de la coexistence d’une Europe surpeuplée, dynamique et suréquipée, à côté d’une Afrique sous-peuplée, statique et attardée.

588 : La Pan-Eurafrique doit être le cadre grandiose de la civilisation occidentale rénovée et magnifiée.

– le champ commun de son exaltation culturelle et de sa volonté de puissance,

– l’idéal médiateur de la paix occidentale.

La “Pan-eurafrique” quelle drôle de nom. Selon la proposition 586, c’est l’union des peuples et des nations libérées d’Europe et d’Afrique.

Nous connaissons la “Pan-Europe”. Elle fut “inventée” par Richard de Koudenove-Kallergi, en 1926 (quatre ans après le Pacte synarchique). Elle en constitue une des déclinaisons, l’un des éléments locaux d’un projet plus grand, plus vaste. C’est la première étape de la “pan-eurafrique”. La “pan-europe” donnera ensuite naissance à l’Union européenne dont elle reprendra une partie du drapeau (ciel bleu et douze étoiles jaunes).

International Paneuropean Union flag.svg

Nous connaissons également “pan-Afrique, un mouvement politique dont l’objectif est de créer une solidarité entre les Africains partout dans le monde. Oui vous avez bien entendu, “partout dans le monde”. Pas seulement en Afrique noire, mais partout dans les pays où il y a des Africains, donc aussi en Europe. C’est un projet non seulement de lutte politique pour mettre fin à la colonisation européenne de l’Afrique (pourquoi pas), mais également de colonisation africaine de l’Europe (je suis moins d’accord). Notez que son équivalent la “pan-europe”, ne prévoit pas le même rôle politique de solidarité entre blancs européens partout dans le monde. Une étrange discordance.

Avec la “pan-eurafrique”, c’est la coordination, la synthèse des deux éléments. La rencontre en la “pan-Europe” et la “Pan-Afrique”.

C’est une clef de lecture importante pour comprendre l’évolution de notre époque. En effet, l’invasion migratoire africaine sur l’Europe ne peut être comprise que si l’on connaît le projet synarchique. La synarchie considère que l’Europe est surpeuplée, dynamique et suréquipée, alors que l’Afrique est sous-peuplée, statique et attardée. L’une va venir compenser le défaut de l’autre.

2. La décolonisation.

La “pan eurafrique” ne peut se concevoir sans une décolonisation de l’Afrique puisqu’il est question de Nations libres. Le Pacte synarchique est intarissable sur ce sujet.

534 : la colonisation est un fait historique dont le principe doit être révisé partout suivant les normes humanistes.

535 : la colonisation ne peut être proscrite en elle-même du point de vue synarchiste.

536 : C’est le colonialisme, système d’exploitation d’un pays par un autre, que condamne l’ordre synarchique, avec ce qu’il comporte de cruauté et de honteuse inhumanité.

537 : La colonisation comme fait est inhérente à la présence simultanée sur la planète de peuples civilisés et de peuples sauvages. De pays hautement développés ou pléthoriques et de pays presque en friche et à faible population,

– ceci et cela étant conséquence inéluctable de la loi ontologique du développement cyclique des civilisations qui comporte, comme pour toute existence formelle, des périodes alternées d’épanouissement et de décadence.

541 : Par contre, toute colonisation ne peut être entreprise et comprise qu’en mode synarchique, c’est-à-dire :

comme l’aide nécessaire apportée par une métropole hautement civilisée,

à un peuple ou ensemble de peuples restés ou revenus à un niveau de vie inférieur à celui de la civilisation mondiale qui tend plus ou moins heureusement, mais toujours à valoriser la condition humaine.

542 : L’initiative de cette coopération peut venir :

– soit du pays attardé,

– soit du pays avancé.

543 : Cette aide de peuple à peuple est un devoir impérial :

– pour toute Nation ayant atteint un haut degré de civilisation.

– vis-à-vis de tout pays de niveau nettement inférieur à celui de la civilisation mondiale.

544 : Cette aide d’ailleurs peut prendre toutes les formes et comporter toute la gamme des modes d’intervention.

549 : L’Empire français forme un bloc dont aucun territoire ne peut être ni échangé ni vendu, mais “tout territoire de l’Empire peut seulement être intégré avec le reste de l’Empire dans une fédération plus vaste.

D’abord le pacte synarchiste opère une distinction essentielle entre “colonisation” et “colonialisme”. La synarchie autorise et encourage la “colonisation”, en revanche, elle interdit le “colonialisme”.

Le “colonialisme”, c’est un “système d’exploitation d’un pays par un autre“. Elle comporte de la “cruauté et de honteuse inhumanité” selon la proposition 536.

La “colonisation”, c’est “la présence simultanée sur la planète de peuples civilisés et de peuples sauvages. De pays hautement développés ou pléthoriques et de pays presque en friche et à faible population“, selon la proposition 537. Voilà ce qu’encourage la synarchie. Il y a l’idée d’un rapport entre supérieur et inférieur que l’on retrouve dans le célèbre discours de Jules Ferry prononcé, le 28 juillet 1885, à l’Assemblée nationale.

Messieurs, je suis confus de faire un appel aussi prolongé à l’attention bienveillante de la Chambre, mais je ne crois pas remplir à cette tribune une tâche inutile. Elle est laborieuse pour moi comme pour vous, mais il y a, je crois, quelque intérêt à résumer et à condenser, sous forme d’arguments, les principes, les mobiles, les intérêts divers qui justifient la politique d’expansion coloniale, bien entendu, sage, modérée et ne perdant jamais de vue les grands intérêts continentaux qui sont les premiers intérêts de ce pays.

Je disais, pour appuyer cette proposition, à savoir qu’en fait, comme on le dit, la politique d’expansion coloniale est un système politique et économique, je disais qu’on pouvait rattacher ce système à trois ordres d’idées ; à des idées économiques, à des idées de civilisation de la plus haute portée et à des idées d’ordre politique et patriotique.

Sur le terrain économique, je me suis permis de placer devant vous, en les appuyant de quelques chiffres, les considérations qui justifient la politique d’expansion coloniale au point de vue de ce besoin de plus en plus impérieusement senti par les populations industrielles de l’Europe et particulièrement de notre riche et laborieux pays de France, le besoin de débouchés.

Est-ce que c’est quelque chose de chimérique ? est-ce que c’est une vue d’avenir, ou bien n’est-ce pas un besoin pressant, et on peut dire le cri de notre population industrielle ? Je ne fais que formuler d’une manière générale ce que chacun de vous, dans les différentes parties de la France, est en situation de constater.

Oui, ce qui manque à notre grande industrie, que les traités de 1860 ont irrévocablement dirigé dans la voie de l’exportation, ce qui lui manque de plus en plus ce sont les débouchés.

Pourquoi ? Parce qu’à côté d’elle, l’Allemagne se couvre de barrières, parce que, au-delà de l’océan, les États-Unis d’Amérique sont devenus protectionnistes et protectionnistes à outrance ; parce que non seulement ces grands marchés, je ne dis pas se ferment, mais se rétrécissent, deviennent de plus en plus difficiles à atteindre par nos produits industriels parce que ces grands États commencent à verser sur nos propres marchés des produits qu’on n’y voyait pas autrefois. Ce n’est pas une vérité seulement pour l’agriculture, qui a été si cruellement éprouvée et pour laquelle la concurrence n’est plus limitée à ce cercle des grands États européens pour lesquels avaient été édifiées les anciennes théories économiques ; aujourd’hui, vous ne l’ignorez pas, la concurrence, la loi de l’offre et de la demande, la liberté des échanges, l’influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s’étend jusqu’aux extrémités du monde.

(Très bien ! Très bien !)

C’est là une grande complication, une grande difficulté économique.

[…]

C’est là un problème extrêmement grave.

Il est si grave, messieurs, si palpitant, que les gens moins avisés sont condamnés à déjà entrevoir, à prévoir et se pourvoir pour l’époque où ce grand marché de l’Amérique du Sud, qui nous appartenait de temps en quelque sorte immémorial, nous sera disputé et peut-être enlevé par les produits de l’Amérique du Nord. Il n’y a rien de plus sérieux, il n’y a pas de problème social plus grave ; or, ce programme est intimement lié à la politique coloniale.

[…]

Messieurs, il y a un second point, un second ordre d’idées que je dois également aborder, le plus rapidement possible, croyez-le bien : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question.

Sur ce point, l’honorable M. Camille Pelletan raille beaucoup, avec l’esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu’est ce que c’est que cette civilisation qu’on impose à coups de canon ? Qu’est-ce sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n’ont pas autant de droits que vous ? Est-ce qu’elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu’elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré ; vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.

Voilà, messieurs, la thèse ; je n’hésite pas à dire que ce n’est pas de la politique, cela, ni de l’histoire : c’est de la métaphysique politique…

(Ah ! ah ! à l’extrême gauche.)

Voix à gauche. Parfaitement !

… et je vous défie – permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu’au bout votre thèse, qui repose sur l’égalité, la liberté, l’indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu’au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l’expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.

[…]

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures…

(Rumeurs sur plusieurs bancs à l’extrême gauche.)

M. Jules Maigne. Oh ! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l’homme !

M. de Guilloutet. C’est la justification de l’esclavage et de la traite des nègres !

Jules Ferry (28 juillet 1885) – Histoire – Grands discours parlementaires – Assemblée nationale (assemblee-nationale.fr)

Le discours date de 1885. Il est antérieur au Pacte synarchique. Et pourtant, il reprend mot pour mot l’idéal colonial de la synarchie. Il fut sans doute l’une des sources d’inspiration du projet. C’est toujours l’idée d’une hiérarchisation de la société entre deux blocs, mais cette fois au niveau international entre les Nations. Il y a des hommes supérieurs et des hommes inférieurs. Au niveau des Nations, il y a des pays civilisés et des pays inférieurs. Les Nations supérieures ont le devoir de civiliser les Nations inférieures. C’est la division antinomique du monde.

Dans le cadre de la synarchie, la colonisation peut se justifier, mais pas avec l’annexion des pays africains par les pays européens. La colonisation doit être une aide de peuple à peuple de manière volontaire. D’où la décolonisation des pays africains, puis l’établissement de relation politique bilatérale entre la métropole et les anciennes colonies. Si nous avons assisté à la décolonisation politique, la colonisation culturelle et économique existe toujours. Il faut expliquer le processus avec l’exemple français pour bien comprendre ce qui c’est passé dans les années soixante et montrer qu’il s’agit de la mise en œuvre du programme de la synarchie.

Après les guerres d’Indochine puis d’Algérie et le retour du général de Gaulle au pouvoir, la France va donner son indépendance “politique” à ses anciennes colonies.

1956 : indépendance du Maroc et de la Tunisie.

En 1958, avec le retour du général de Gaulle au pouvoir, celui-ci va tenter de mettre en œuvre le programme de la synarchie en matière de colonisation. Cela va concerner l’adoption de la constitution de la Cinquième République par référendum. Chaque pays africain va devoir voter pour choisir s’il désire l’indépendance (en votant “non”) ou de rester français, dans le cadre de la nouvelle constitution (en votant “oui”). Tous les pays vont voter massivement “oui”, sauf la Guinée qui proclamera immédiatement son indépendance.

TerritoireInscritsVotants%blancs
nuls
Oui%Non%
Métropole26 603 46422 596 85084,94303 54917 668 79079,264 624 51120,74
Algérie4 412 1713 515 21079,6738 8163 357 76396.59118 6313,41
Sahara282 099236 31283,77910232 11398,603 2891,40
Côte d’Ivoire1 636 5331 596 61097.561 1561 596 61099,992160,01
Dahomey775 170431 40755,653 198418 96397.849 2462,16
Guinée française1 408 5001 203 87585,4710 57056 9814,781 136 32495,22
Haute Volta1 914 9081 431 16774,743 8291 415 65199,1811 6870,82
Mauritanie382 870322 45184,221 307302 01894,0419 1265,96
Niger1 320 174493 95337,4219 175372 38378,43102 39521,57
Sénégal1 106 828893 36980,711 106870 36297,5521 9012,45
Soudan français2 142 266972 19745,382 736945 58697,5423 8752,46
Gabon265 161208 60078,673 022190 33492,5815 2447,42
Moyen-Congo433 403342 35078,992 133339 43699.387810,62
Oubangui-Chari625 663496 67579,383 553487 03398.776 0891,23
Tchad1 243 450823 01566,194 628804 35598.2914 0421,71
Côte française des Somalis15 91411 58372,78708 66275,242 85124,76
Madagascar2 154 9391 767 47582,0211 8591 363 05977.64302 55722,36
Nouvelle-Calédonie35 16327 02876,8644326 08598,125001,88
Polynésie française30 95025 24781,579916 19664,408 95235,60
Saint-Pierre-et-Miquelon2 8022 59892,722272 32598,06461,94
Source: Beat Müller, Database for Direct Democracy [archive]

La nouvelle constitution remplace l’Empire colonial français (sous la Troisième République), puis l’Union française (sous la Quatrième République) par une “communauté française” dont l’organisation était prévue aux articles 85 à 90. Union française qui était déjà la mise en œuvre du pacte synarchiste.

L’article 76 de la Constitution prévoyait que les anciennes colonies pouvaient choisir entre trois statuts :

  • garder leur statut de territoire d’Outre-Mer ;
  • devenir un département d’Outre-mer (intégration dans la république).
  • devenir membre de la Communauté.

Les Comores, la Polynésie, la côte française des Somalis, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon décident de rester des territoire d’outre-mer (Des TOM).

Le Tchad, le Dahomey, le Soudan français, la Côte d’Ivoire, Madagascar, La Mauritanie, le Moyen-Congo, le Niger, le Sénégal, l’Oubangui-Char et la Haute-Volta deviennent des Etats membres de la communauté.

Le Gabon sera le seul pays à choisir de devenir un département d’outre-mer (DOM). Mais le général de Gaulle refusera ce statut et le Gabon sera obligé de choisir de devenir membre de la communauté, comme les autres pays africains. Voici ce que disait le général de Gaulle à Alain Peyrefitte pour justifier son refus :

Nous ne pouvons pas tenir à bout de bras cette population prolifique comme des lapins (…). Nos comptoirs, nos escales, nos petits territoires d’outre-mer, ça va, ce sont des poussières. Le reste est trop lourd4. Le général de Gaulle s’expliqua en ces termes sur l'”affaire gabonaise” : ” Au Gabon, Léon M’Ba voulait opter pour le statut de département français. En pleine Afrique équatoriale ! Ils nous seraient restés attachés comme des pierres au cou d’un nageur ! Nous avons eu toutes les peines du monde à les dissuader de choisir ce statut”. 5

Description de cette image, également commentée ci-après

1960 : indépendance des pays d’Afrique noire.

1961 : indépendance de l’Algérie.

Malgré l’indépendance “officielle” des liens économique, politique, et même militaire, vont être maintenu avec les pays africains, me laissant dire qu’il n’y a pas vraiment eu de décolonisation. L’union pan-eurafricaine existe réellement dans la pratique.

Liens économiques par l’existence du franc-CFA, par l’exploitation des richesses de l’Afrique par les entreprises françaises.

Le franc-CFA (CFA pour “Colonies Françaises d’Afrique”) a été créé en 1939, mais réellement mis en œuvré en 1945 à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. La valeur de la monnaie est garantie par la France, ce qui donne une bonne stabilité à la monnaie de ces pays. Les billets sont imprimés en France. En 1960, avec l’indépendance, certains pays vont quitter le franc CFA, alors que d’autres qui n’ont jamais été une colonie française vont demander à le rejoindre.

Il y a deux zones de franc-CFA :

  • Le franc CFA (en vert) de la communauté financière d’Afrique dirigé par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest : le Bénin, Le Burkina-Faso, La Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
  • Le franc-CFA (en rouge) de la coopération financière d’Afrique centrale dirigé par la Banque des Etats d’Afrique Centrale : le Cameroun, la République Centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée-équatoriale et le Tchad.

Le système du franc CFA reste actuellement en vigueur, malgré un projet de changement de nom (et seulement de nom) pour la zone de l’ouest-Africain (en vert).

Main-mise économique, mais également main-mise militaire :

  • Base militaire à Djibouti ;
  • Base militaireen Côte d’Ivoire ;
  • Base militaire au Gabon ;
  • Base militaire au Sénégal.

Les liens politiques par le monopole des hommes politiques africains par la franc-maçonnerie parisienne comme le relate un article du journal sénégalais “wal fadjri” :

Afrique: Percée des loges maçonniques françaises en Afrique francophone.

Dakar, 7 septembre 2003 (Apic) Un nombre important de chefs d’Etat d’Afrique francophone appartiennent à la franc-maçonnerie, affirme le quotidien sénégalais, «Wal fadjri» (l’Aurore), qui se base sur des informations de la revue française «Géopolitique Africaine».

La franc-maçonnerie a fait une percée significative en Afrique francophone où elle a été introduite en 1781 par la Loge du Grand Orient de France (Godf). Sa porte d’entrée a été Saint-Louis, ville située à 260 au nord de Dakar, à l’époque capitale de l’Afrique Occidentale Française (Aof).

Seuls des expatriés français d’alors, pour la plupart des militaires et des commerçants liés à la Compagnie du Sénégal, appartenaient à cette franc-maçonnerie «coloniale», devenue, avec l’évolution du temps, la franc-maçonnerie africaine. Outre le Godf, les autres loges présentent en Afrique à travers des filiales locales sont: la Grande Loge Nationale Française (Glnf) et la Grande Loge de France (Glf).

Les francs-maçons ou «frères des lumières» furent assez nombreux dans l’administration coloniale, notamment à Madagascar. Après la Seconde Guerre mondiale, les francs-maçons français en Afrique noire, notamment les fonctionnaires, militèrent pour la plupart en faveur de l’indépendance des pays africains et de plus en plus d’Africains rejoignent les loges. Les francs-maçons français recrutaient aussi des Africains en métropole, où les étudiants noirs étaient fréquemment sollicités par les loges.

Une liste impressionnante de chefs d’Etat

En plus, le grand artisan de l’expansion coloniale française, Jules Ferry, était franc-maçon. Comme le furent le député sénégalais Blaise Diagne qui siégeait au Parlement français, au milieu du siècle passé et le gouverneur guyanais, Félix Eboué, qui rallia le Tchad à la France libre, lors de la seconde guerre mondiale.

La plupart des obédiences liées à la Loge du Grand Orient et à la Glnf participent aux Rencontres Humanistes et Fraternelles Africaines et Malgaches (Rehfam) qui se réunissent chaque année depuis 1992, dans une capitale africaine. Les loges françaises sont invitées à ces rencontres. Les dernières Rehfam ont eu lieu en 1996 et 1997 à Cotonou, en 1998 à Libreville, en 1999 à Lomé et en 2000 à Antananarivo.

Des personnalités africaines sont citées nommément par «Wal fadjri» comme faisant partie de la franc-maçonnerie: Nelson Mandela d’Afrique du Sud, Idriss Deby du Tchad, Denis Sassou Nguesso du Congo (Brazzaville), Mamadou Tandja du Niger, Gnassingbé Eyadéma du Togo, Paul Biya du Cameroun, Blaise Compaoré du Burkina Faso et Omar Bongo du Gabon. Ces dirigeants appartiendraient à l’une des loges mentionnées plus haut. D’autres personnalités africaines influentes, aujourd’hui disparues, tels le roi du Maroc Hassan II et le général Robert Guéi, auteur d’un coup d’Etat en Côte- d’Ivoire en décembre 1999, auraient aussi appartenu à la franc-maçonnerie.

Au Sénégal, on trouve des francs-maçons dans les sphères du pouvoir malgré l’hostilité d’une frange intégriste islamiste. «Wal Fadjri» et le «Musulman», un journal des étudiants islamistes de Dakar, s’en ont déjà pris aux francs-maçons.

(apic/ibc/be)© Agence de presse internationale catholique (apic), 07.09.2003.

L’Afrique des présidents francs-maçons – Portail catholique suisse

Sans comprendre ce faux processus de décolonisation, on ne peut pas comprendre l’invasion migratoire actuelle, c’est-à-dire ce déversement de population africaine sur la France et l’Europe. Le processus qui fut mis en œuvre entre 1956 et 1961 est la mise en place de l’Empire pan eurafricain du pacte synarchique. Il est toujours en place à l’heure où j’écris ses lignes.

II. L’Union Européenne et la synarchie.

Le Pacte Synarchique d’Empire évoque dans plusieurs propositions l’Union européenne ou l’Union fédérative de l’Europe.

581 : “Dans ce sens, l’Empire synarchique français est voulu par nous comme le facteur primordial de l’Union fédérative de l’Europe.

582 : “L’Union européenne doit sortir tôt ou tard d’un juste équilibre et d’une conjugaison synarchique des poussées impériales :

– française ; britannique, romaine, germanique et slave,

– en jeu dans l’Europe actuelle.

583 : “Le mouvement synarchique d’Empire reconnaît toutes ces poussées impériales et les sert toutes.

– de même que les autres efforts nationalistes des plus faibles puissances européennes,

– quelque divers, de forme qu’ils apparaissent, ils sont tous les normaux et nécessaires constituants du génie civilisateur de l’occident.”

584 : “Ces constituants du Génie occidental sont à notre sens :

– aussi légitimes l’un que l’autre du fait même de la loi naturelle inévitable de concentration et d’expansion alternatives des peuples.

– aussi dangereux l’un que l’autre, pour la paix du monde

– et d’ailleurs irréductibles les uns aux autres.

585 : “Hors de l’union fédérative des pays d’Europe, il n’y a pas de sécurité politique possible.

– ni de prospérité économique.”

Le terme “Union européenne” apparaît à la proposition 582. Il est dit à la proposition 585, que l’Union européenne est de nature politique et économique. Elle est la seule solution pour assurer la “prospérité économique” et la “sécurité politique“.

L’Union européenne a été instaurée par le Traité de Maastricht en 1992, mais l’expression existait déjà dans les projets synarchique depuis les années vingt. Quant à la prospérité économique de l’UE, on nous en parle, matins, midis et soirs depuis cette date.

Et que dire de la sécurité politique promise par l’Union.

Une chose est certaine, avec la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, les deux promesses ont du plomb dans l’aile. Avec la fin du mensonge de la propagande synarchiste, nous verrons peut-être la fin de l’Union européenne ?

Le modèle politique de l’Union européenne s’inspira directement de l’œuvre de Saint-Yves d’Alveyre dans le dernier chapitre de sa “Mission des souverains“. Le développement sur les institutions européennes figure dans le chapitre XII intitulé “Conclusion et constitution européenne“.

La création européenne que je propose demande, pour s’accomplir, trois institutions distinctes, trois organes sociaux de la triple vie religieuse, politique, économique des peuples européens.

Voici, en procédant hiérarchiquement, l’ordre et le nom de ses organes à constituer pour fonder le Gouvernement général de l’Europe, et le faire passer de l’Etat antisocial où il doit être :

Conseil européen des Eglises nationales ;

Conseil européen des Etats nationaux ;

Conseil européen des Communes nationales.

Le premier Conseil doit représenter la vie religieuse et intellectuelle, la Sagesse et la Science.

Le second Conseil doit représenter la vie politique et juridique, l’Equité et la Justice.

Le troisième Conseil doit représenter la vie économique, la Civilisation et le Travail.

Tel est l’ordre hiérarchique des trois conseils, une fois créés ; mais, pour les fonder, il faut procéder en sens contraire, et commencer par la base.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 381-382)

Nous avons donc, le conseil des communes (A), le conseil des Etats (B) et le conseil des églises (C).

A. Le conseil des communes.

J’entends le mot Commune dans son acceptation scientifique, indépendante des fausses doctrines, des mauvaises passions, des instincts révolutionnaires qu’engendrent les maux politiques.

Londres, Paris, Bruxelles, La Haye, Stockholm, Copenhague, Berlin, Saint-Pétersbourg, Athènes, Vienne, Berne, Rome, Madrid, Lisbonne sont les grandes Communes, les Cités-Mères, les grands centres de la vie civile et de la Civilisation de l’Europe.

Ce sont ces Capitales qu’il s’agit d’associer dans un Conseil européen, en prenant la vie économique comme base, seul moyen de les lier à la paix Publique et de les rendre à leur véritable rôle national comme universel.

Ce rôle réel des Capitales considérées comme centres de la Civilisation, est tellement considérable dans chaque pays, tellement universel dans toute l’Europe, qu’il représente, à lui seul, la synthèse et la somme des intérêts économiques des nations.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 382)

La première institution est le Conseil des Communes. Les communes concernent les capitales des grandes puissances européennes. Cela inclut également la Russie dont la capitale de l’époque était Saint-Pétersbourg. Etonnant, car la Russie a son propre empire comme nous l’avons vu.

Le Conseil des Communes correspond à la haute-autorité de la CECA (communauté européenne du Charbon et de l’Acier) qui deviendra la Commission européenne sous l’Union européenne.

Le Conseil des Communes d’Europe pourrait être recruté comme il suit :

Dans chaque Capitale, des conseillers seraient nommés par une assemblée des économistes, financiers, industriels, agriculteurs et par les chambres soit syndicales, soit corporatives de chaque nation.

le Conseil ainsi nommé se rassemblerait, à chaque session, dans une Capitale différente, en commençant par Londres, cité par excellence des institutions libres.

L’objet des délibérations et du ressort du Conseil européen des Communes embrasserait toutes les questions suivantes, en prenant pour bases tous les traités, toutes les conventions internationales, relatives à ces questions.

Monnaies, Finances et Banque, Commerce, Industrie, Agriculture, Communications, Marine marchande, Chemins de fer, Postes, Télégraphes, Douanes, Consulats, Colonisation.

Ce Conseil serait formé en Jury et aurait pour juges, par chaque nation, les ministres des Finances, de la Marine marchande et des Départements ministériels englobant l’Industrie, le Commerce, l’Agriculture, les Travaux publics, les Communications, les Consulats et les Colonies.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 384)

Le Conseil des Communes sera composé d’un ou de plusieurs représentants par grande capitale. Ils seront sésignés parmis des économistes, des fianciers, des industriels ou des agriculteurs.

Il délibérera sur la monnaie, les finances, le commerce, l’industrie, l’agriculture, la communication, la marine marchande ou les douanes.

La Commission européenne comprend actuellement vingt-sept membres. A l’origine, elle en avait neuf. Il y a un représentant par pays membres. Parfois certains grands pays peuvent avoir deux membres. Les membres sont souvent des économistes.

Nous avons montré que ce Conseil des Communes doit représenter la force légale et juridique des intérêts économiques internationaux, en prenant pour base pratique tous les traités actuellement en vigueur et relatifs à ces mêmes intérêts.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 390)

B. Le conseil des Etats.

J’entends par ce mot Etat l’organisme hiérarchique et impersonnel des pouvoirs publics dans chaque nation.

Cet organisme est, à peu de chose près, le même dans toutes les nations d’Europe.

Partout, excepté en Russie, ces pouvoirs sont plus ou moins mitigés par un tempérament, par un compromis constitutionnel entre le chef de l’Etat et la nation.

A l’Etat et à son chef, reviennent généralement le pouvoir exécutif et son moyen d’action, le pouvoir administratif, militaire et civil, à la nation le pouvoir soit délibératif, soit législatif, dont l’exécution et la sanction appartiennent à l’Etat et à son chef.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 388-389)

Le Conseil des Etats est une sorte de conseil chargé de représenter les différents pouvoirs publics de chaque Etat membre.

Elle correspond au Parlement commun de la CECA ancêtre du Parlement européen de l’Union européenne.

Nous allons indiquer ici le mode de recrutement et le rôle du Conseil européen des Etats, rôle purement politique, cette fois, dans le sens légal et juridique de ce mot.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 390)

Le Conseil des Etats d’Europe pourrait être recruté comme il suit.

Dans chaque Capitale, seraient nommés des conseillers élus par tout le corps de la magistrature national.

L’objet des délibérations embrasserait les questions internationales suivantes : Droit Public, Code de l’Empire de la Civilisation, Justice internationale, révision des Traités généraux et partiels, réforme de la Diplomatie divisée désormais en Magistrature européenne assise et debout, Marine, Colonisation au point de vue juridique, neutralisation politique des Capitales, des Frontières, des Mers, des Iles et des Colonies, placées sous la sanction des armées et des flottes réunies, Code colonial.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 391)

Le Parlement européen jusqu’en 1979 était composé de membres désignés par les Parlements nationaux de chaque pays, comme le livre de Saint-Yves d’Alveyre le prévoit. A partir de 1979, ils seront élus au suffrage universel direct.

Ce Conseil ainsi recruté, après avoir élaboré la Constitution européenne, le Droit Public et le Code de l’Empire de la Civilisation, serait formé en Jury d’appel supra-national et supra-dynastique, et aurait pour juges un tribunal composé de Ministres nationaux.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 391)

Il était prévu que le Conseil des Etats devait rédiger une “Constitution européenne”.

En 2002, l’Union européenne va mettre en place une Convention européenne chargée de rédiger un projet de Constitution européenne. La Convention, inspirée de celle de Philadelphie, qui rédigea la Constitution américaine, était composée de membres désignés par les instances européennes et les parlements nationaux, sur le modèle du Conseil des Etats de Saint-Yves.

Toutefois, le projet de Constitution européenne fut rejeté par référendum en France et aux Pays-Bas, en 2005. Il ne vit jamais le jour et fut remplacé par un classique traité signé à Lisbonne. Toujours fâcheux pour élites de voir leur projet séculaire être emporté par le tourbillon démocratique d’un peuple que n’en veux pas.

C. Le conseil des églises.

J’entends par ce mot, Eglise nationale, la totalité des corps enseignants de la nation, sans des corps enseignants de la nation, sans distinction de corps, de sciences, ni d’arts, depuis les universités laïques, les académies, les instituts et les écoles spéciales, jusqu’aux institutions de tous les cultes reconnus par la loi civile, la Franc-Maçonnerie y comprise, si elle se donne, soit pour un culte, soit pour une école humanitaire ; depuis les sciences naturelles de la géologie à l’astronomie, et les sciences humaines de l’anthropologie à la théologie comparée, jusqu’aux sciences divines de l’ontologie à la cosmogonie.” (Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 396)

Le Conseil des Eglises concerne le corps enseignant dans un sens très large. Il y a les enseignants au sens strict du terme. Cela concerne également, l’église catholique, protestante, islam, et même la franc-maçonnerie.

C’est le Conseil des ministres de l’Union européenne.

Voici maintenant comment pourrait se recruter le Conseil européen des Eglises nationales.

Dans chaque capitale, le Primat, le Ministère de l’Instruction publique et le Ministre de la Guerre en seraient les membres de fait et de droit.

J’ai dit le Ministre de la Guerre, soit comme chef d’écoles spéciales, soit comme chef de l’armée, soit comme représentant des derniers sacrifices sanglants, parce que, désormais, c’est à la guerre et à la sagesse et à la science seules qu’il appartiendrait d’être armées des sanctions publiques, pour la défense de l’Equité et de la Justice, pour la protection de la Civilisation et du Travail, pour l’honneur et le triomphe de l’Etat Social européen de Jésus-Christ.“(Saint-Yves d’Alveyre, Missions des souverains, p. 398)

Pour Saint-Yves d’Alveyre, le Conseil des Eglises comprendrait les ministres de l’instruction publique et le ministre de la guerre (comme dirigeant des écoles militaires).

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